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Fabienne FOREZ

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Tout ce qui a été posté par Fabienne FOREZ

  1. j'ai bien Skype, mais ca me fatigue énormément et je ne suis pas très compréhensible , alors du coup, je préfère ne pas m'en servir. C'est très énervant d'être obligé de repeter plusieurs fois pour se faire comprendre.
  2. Bonjour Florence, j'ai mis un sujet sur le forum privé, mais pourquoi pas sur les deux forums, effectivement. Pour ma part, moi aussi je suis seule, et le plus pénible, c'es de ne pas pouvoir parler, d'autant plus que moi, je ne peux pas parler au téléphone à cause de ma trachéo. J'arrive bien à échanger avec ma voisine d'en face de l'autre côté de la rue, mais ca ne peut pas durer longtemps ! Effecivement de ne pas sortir, c'est péible. je viens néanmoins d'aller faire quelques courses, ca fait du bien de voir un peu de monde, ^même de loin..
  3. 1967 : la mort de Tom Simpson presque en direct. Ce matin du 13 juillet 1967, Tom Simpson occupe la 7e place du classement général. Depuis deux jours, une gastro-entérite aiguë lui fait vivre un calvaire. La veille, à l'hôtel, il a fallu l'aider à monter l'escalier, raconte Vic Denson, qui se souvient d'un Tom Simpson incapable de s'alimenter, ou alors sous forme liquide. "On lui a dit : 'mange de la soupe', il est ensuite allé aux toilettes tout dégueuler." La seule chose qu'il avale encore, ce sont ses petits cachets, ses 'Mickey Finns' (du nom d'un barman de Chicago qui droguait ses clients à leur insu). La grosse boîte qui trône sur la table de nuit de Tom Simpson représente son stock annuel. Son coût : 800 livres, quatre fois le salaire annuel de ses équipiers. "Compte tenu de la chaleur, si les gars plongent le nez dans la 'topette', nous risquons d’avoir un mort sur les bras", prévient le médecin du Tour dans L'Equipe dans l'édition du jour. Il ne croit pas si bien dire... A l'approche de cette étape décisive, Tom Simpson a forcément ses problèmes d'argent dans un coin de sa tête. Il n'est pas à plaindre, loin de là, mais c'est un flambeur invétéré. Son coéquipier et colocataire Brian Robinson a partagé avec lui un deux-pièces porte de Clichy, "le coin le plus pourri de Paris". "Nous n'y étions pas souvent, et tout ce que nous possédions, c'était deux chaises, une table, un lit et un réfrigérateur », raconte-t-il dans le livre de Chris Sidwells Mr Tom, The True Story of Tom Simpson (Mousehold Press, 2000) . L'argent gagné lors des victoires de Simpson dans le Tour du Sud-Est, allié à son coup d'éclat sur Paris-Roubaix en 1960, va-t-il mettre du beurre dans les épinards ? Je lui avais dit : 'Mets ça de côté, Tom, tu ne sais pas de quoi la suite de ta carrière sera faite.' Je suis parti disputer une course. Quand je suis revenu, il y avait une Aston Martin garée en bas de l'immeuble. Celle que Tom venait de s’acheter. Brian Robinson, son coéquipier de l'époque dans "Mr Tom, The True Story of Tom Simpson" Peu avant le départ du Tour, l'Anglais s'est encore offert une Mercedes. Mais cette année, il a des projets immobiliers qui passent par un coup d'éclat sur la Grande Boucle. Anquetil n'est pas là, Poulidor est sur le déclin, Merckx n'a pas encore explosé, c'est son moment. "Il m'avait dit : 'J'ai besoin de 20 000 livres', raconte son équipier Colin Lewis dans La Course à la mort. 'Si ça marche pour moi au Tour de France, je pourrai gagner cet argent. C'est une de mes dernières chances.' Lui et sa femme avaient acheté un terrain en Corse et espéraient y faire construire un hôtel." Simpson a presque 30 ans, une solide réputation sur les courses d'un jour, un Tour des Flandres, un Milan-San Remo et un championnat du monde au palmarès. Mais ce n'est pas assez pour entrer dans la légende. Seule une victoire dans la Grande Boucle assurera ses vieux jours. Son agent lui a d'ailleurs posé un ultimatum en ce sens : soit il gagne, soit son salaire va en prendre un coup. Avant le début de l'étape, donné à Marseille, un journaliste belge l'interpelle. "Vous avez l'air fatigué. C'est à cause de la chaleur ?" "Non, ce n'est pas la chaleur. C'est le Tour", lâche Simpson. Au programme : 211 km sous le cagnard, vers Carpentras, après un crochet par le mont Ventoux. Simpson avait coché cette étape pour reprendre du temps au classement général et, au moins, assurer un podium. Quand le grimpeur espagnol Jimenez lance une attaque, Poulidor suit, pas Simpson, qui se retrouve dans un deuxième groupe, en compagnie d'outsiders au classement général. Peu d'équipiers parviennent à le suivre. Depuis qu'on a réinstauré les équipes nationales, il est clairement désavantagé avec des coéquipiers britanniques qui n'ont pas son coup de pédale. Un thermomètre accroché à la devanture d'un café indique 55°C (au soleil) quand Vin Denson y pénètre, rafle quelques bouteilles, les glisse dans son maillot, et repart ravitailler son leader. Le règlement –idiot– de l'époque interdit aux coureurs les bidons d'eau. On croit que boire fait trop transpirer. Du coup, les coureurs finissent les étapes déshydratés. Simpson, pourtant, a besoin de se rafraîchir. Denson lui tend une bouteille. La première qui vient. Mauvaise idée, c'est du cognac. Denson hésite, tente de la reprendre, en vain. Simpson en avale une bonne rasade, et bazarde la bouteille dans le décor. A un peu moins de 3 km du sommet, la pente se fait plus rude, le coureur britannique est petit à petit décroché. "Je lui disais : 'Reste dans la roue, Tom !' se souvient Lucien Aimar, vainqueur sortant du Tour, présent dans le groupe du Britannique. Il ne m'écoutait pas." Simpson zigzague sur son vélo. Comme lors du Tour d'Espagne, il y a quelques mois. A presque 30 ans, le "Major Tom" (rien à voir avec David Bowie, mais plutôt aux Carnets du Major Thompson de Pierre Daninos qui font fureur dans Le Figaro) connaît parfois des défaillances. Il court trop, tout le monde le sait. Le soir de sa victoire sur Milan-San Remo, il s'est ainsi éclipsé fissa pour aller cachetonner dans un critérium dès le lendemain. C'est par son courage que ce fils de mineur qui avait débarqué à 18 ans à Saint-Brieuc avec 100 livres en poche est devenu en quelques années la coqueluche du peloton. Sa réputation n'est plus à faire : il a déjà disputé une demi-finale aux Mondiaux de poursuite avec une clavicule cassée et a fini 14e du Tour 1964 malgré un ver solitaire terriblement handicapant. Simpson ne fait pas que zigzaguer, il tombe. Aussitôt, les spectateurs se pressent autour de lui. Son équipier Vin Denson fait mine de descendre de son vélo. "Mon directeur sportif m'a aussitôt alpagué, raconte-t-il dans La course à la mort. Il me crie : 'Va, finis la course, on ne va pas perdre deux coureurs le même jour'." Les spectateurs se chargent de remettre en selle la coqueluche du peloton, celui qui n'hésitait jamais à poser en chapeau melon pour les photographes et surjouait son excentricité britannique. Peut-être aurait-on laissé souffler un coureur moins célèbre. Pas Simpson. Selon la légende, Simpson aurait prononcé dans un dernier râle : "Put me back on my bike". "Remettez-moi sur mon vélo." Il pédale quelques mètres et s'écroule. Pour de bon cette fois. Le docteur du Tour, Pierre Dumas, passe par là par miracle, et s'active aussitôt au chevet du mourant. Une heure de massages cardiaques plus tard, un hélicoptère évacue Simpson vers l'hôpital le plus proche. C'est trop tard. Les caméras de l'ORTF ont filmé la mort en direct. Son ombre plane encore sur le "mont chauve", où les badauds déposent ce qu'ils ont sous la main sur les marches de la stèle élevée en sa mémoire. Une casquette, une bouteille de champagne, un bidon, des cartes de visites glissées sous une pierre pour résister au vent. Un peu comme la tombe de Jim Morrison au Père-Lachaise à Paris. Car Tom Simpson était l'une des premières rock stars du cyclisme. Des tubes de produits dopants sont découverts dans les poches du défunt. Du Tonédron, qui retarde la sensation de fatigue. Allié à la chaleur, à l'alcool (le cognac) et à la déshydratation, voilà le cocktail fatal. Le médecin du Tour refuse le permis d'inhumer, et demande une enquête. Le soir, dans les hôtels, la consternation se mêle à la colère. D'un côté, la légitime tristesse d'avoir perdu un collègue. De l'autre, le procès du dopage qui démarre, et qui éclabousse tout le peloton. Tout le peloton ? La déflagration sera contrôlée par les organisateurs... aux équipes étrangères. Les formations belge et italienne sont perquisitionnées, pas la française. Dans la presse, on insiste rapidement sur les aspects les moins reluisants de la personnalité de Simpson, comme le fait qu'il ait fui le fisc français en déménageant en Belgique, relate l'historien Pascal Charroin dans son étude sur les répercussions médiatiques de l'affaire. Le peloton laisse le compagnon de chambre de Simpson, Barry Hoban, gagner l'étape du 14 juillet au terme d'une procession sinistre. Sur le podium, il donne le bouquet du vainqueur à Helen, la veuve du coureur. Deux ans plus tard, il l'épousera. A Harworth, le village du Nottinghamshire où Simpson a grandi, la vie s'arrête quand on apprend la nouvelle. Et les magasins baissent le rideau quand le cortège transportant la dépouille du champion effectue son dernier voyage. "Les rues étaient bondées", se souvient Alan Needham, 16 ans à l'époque, aujourd'hui patron du club cycliste du coin, dans le Guardian (article en anglais). Les enfants de l'école communale avaient été conviés à voir passer le cercueil. Las, la pluie est tellement forte qu'ils resteront confinés à l'intérieur. Outre ses équipiers, un seul coureur de renom fait le déplacement. C'est Eddy Merckx. La tombe, modeste, ne sera enrichie d'une stèle copiant le motif de celle du Ventoux que des années plus tard. La fille de Tom, Joanne Simpson (qui avait 4 ans lors de la mort de son père) effectue l'ascension du "mont chauve" tous les cinq ans, pour marquer l'anniversaire de sa disparition. Elle l'explique au Scotsman : "J'ai plus l'impression que mon père est enterré là qu'en Angleterre."
  4. Quelques précisions sur ce film Miss MISS de Ruben Alves avec Alexandre Wetter, Pascale Arbillot et Isabelle Nanty aurait dû sortir en salle le mercredi 11 mars 2020 mais ce sera finalement le 23 septembre 2020 en raison de l'épidémie de coronavirus. ci-dessusmessage de Sophie pour découvrir la bande-annonce de ce film hors du commun qui raconte l'histoire d'un jeune garçon dont le rêve est de devenir Miss France. Ruben Alves le lauréat du Prix du Public au Festival International du film de Comédie de l'Alpe d'Huez avec La cage dorée en 2013 nous propose de découvrir MISS au cinéma à partir du 23 septembre 2020. Avec cette nouvelle comédie le réalisateur bouscule les genres puisque qu'il nous raconte l'histoire d'un jeune garçon qui tente de réaliser son rêve d'enfant : devenir Miss France. Au casting de ce métrage, on retrouve Pascale Arbillot que l'on a pu voir récemment dans Le Meilleur reste à venir ou encore Nous finirons ensemble, mais également Isabelle Nanty que l'on ne présente plus et Alexandre Wetter, le mannequin androgyne, qui fait ses débuts sur grand écran. Un message d'espoir important traité avec beaucoup de respect et de bonne humeur, pour tous ceux qui n'ont pas la liberté d'être eux-mêmes. Mais qui est Alexandre Wetter A 26 ans, Alex Wetter a défilé, en pleine Semaine de la couture, pour Jean Paul Gaultier. Une consécration pour le jeune homme à l’allure unique, et dont la carrière ne fait que commencer. Qui est-il ? La réponse. Le mélange des genres Les cheveux longs, les traits fins, Alex Wetter impose son allure androgyne dès qu’on le voit. Pourtant, quand il débarque à Paris dans le but de devenir mannequin, on lui demande de jouer la carte de la virilité. C’est en misant, au contraire, sur sa féminité et sur la pluralité des genres qu’il se démarque. Il obtient quelques parutions dans des magazines de mode, et s’offre sa première couverture pour le magazine « OOB ». Il participe à la très médiatisée campagne publicitaire du site de rencontre Adopte un mec et pose pour l’affiche Adopte un androgyne. Des débuts d’acteur En 2015, il obtient un petit rôle dans la série « Versailles », créée par Canal Plus. Il tourne actuellement dans la saison 2. Alex Wetter s’illustre aussi dans des clips (Shy’m "En apesanteur") et dans des publicités, comme Citroën et TooGood. A chaque fois, c’est le mélange des genres qui est mis en scène. La consécration Jean Paul Gaultier Avant de défiler pour Jean Paul Gaultier, Alex Wetter avait déjà foulé des catwalks (Iris Van Herpen, Fred Sathal…). Mais le jeune homme rêve depuis toujours de compter parmi les mannequins de l’homme à la marinière. C’est désormais chose faite. Il se transforme en créature de la nuit pour le défilé « Palace » aux looks 80’s colorés et festifs. Extrait d’un article de « Elle »
  5. 1966 : Le dopage en ligne de mire Jusque dans les années 60, il n’existe aucune législation au sujet du dopage. Mais plusieurs incidents ont lieu sur le Tour et dévoilent les dangers causés par la consommation de substances dopantes. En 1955, Jean Malléjac est victime d’un malaise pendant son ascension du mont Ventoux : son soigneur est exclu, une première dans l’histoire de la compétition. En 1961, le docteur Dumas, médecin du Tour, alerte la Fédération Française de cyclisme. En 1965 la loi Herzog est promulguée : c’est la 1ère loi qui encadre la “répression de l’usage des stimulants à l’occasion des compétitions sportives”. Les premiers contrôles antidopage sont donc réalisés sur l’édition du Tour de 1966. Une opération de police est menée le 28 juin 1966 à l’arrivée à Bordeaux. Plusieurs coureurs doivent se soumettre à des contrôles inopinés, dont Raymond Poulidor et Hermann Van Springel. Ils révèlent six cas positifs aux amphétamines. La réaction du peloton ne se fait pas attendre : le lendemain, entre Bordeaux et Bayonne, les coureurs déclenchent la première grève de l’histoire du cyclisme. Une grève de quelques minutes pour protéger leur intimité, avec un meneur, « Maître Jacques » Anquetil lui-même. Les sanctions prises envers les coureurs sont peu sévères, voire inexistantes, et n'entraînent pas d'exclusion. En 1966 87 % des contrôles menés en France sur des cyclistes se révèlent positifs mais la plupart des cas sont blanchis. De même, les six cas positifs aux amphétamines révélés sur le Tour cette même année n'entraînent aucune sanction pour les coureurs : il faut pour cela prouver qu'ils ont absorbé sciemment le produit en question, ce qui rend de fait inapplicables les sanctions prévues par la loi. La terrible 16ème étape de 1966 - Bourg d’Oisans-Briançon La 16ème étape Bourg d’Oisans-Briançon, par sa courte distance (148.5 km), mais avec ses 3 cols à franchir (la Croix-de-fer, le Télégraphe et le Galibier), constitue l’un des grands rendez-vous de ce Tour jusque-là assez décevant. Au matin du 8 juillet, les neuf premières places sont encore occupées par des participants de l’échappée de l’étape Bayonne-Pau. Après des attaques initiales de Wolfshohl, Rostollan, Jimenez, le maillot jaune Kunde démarre à plusieurs reprises dans la Croix-de-fer. Parmi les lâchés, on remarque De Rosso, Lebaube, Guimbard, Foucher, Van Looy. Au sommet, Galera devance Bitossi, Jimenez et un premier peloton. Dans la descente, le champion du monde Simpson, coéquipier du maillot jaune, se détache et accentue son avance à 1'30" au bas du Télégraphe. Julio Jimenez part en contre-attaque tandis que Kunde donne des signes de faiblesse dans le premier peloton. Jimenez rejoint Simpson et le devance au sommet du Télégraphe, alors qu’apparaît à 1'15" un premier groupe de quinze coureurs parmi lesquels Poulidor, Anquetil, Altig, Janssen, Mugnaini, Huysmans, Bitossi, Pingeon. Au bas du Galibier, au km 97, Jimenez et Simpson comptent 1'20" d’avance sur le groupe Anquetil-Poulidor-Janssen et 2'25" sur un groupe Kunde. Jan Janssen est virtuel maillot jaune. Après le virage de Plan-Lachat, dans les lacets abrupts du Galibier, Anquetil démarre et provoque la désintégration du groupe. Seul Poulidor arrive à le suivre, Au sommet du Galibier, Jimenez passe en tête, devançant Anquetil et Poulidor. Le Néerlandais Haast tombe lourdement dans la descente. En descendant, Jimenez fonce et accroît son avance sur Poulidor et Anquetil qui, arguant de sa position entre deux coéquipiers, Jimenez et Aimar, refusera de mener jusqu’à Briançon. Par crainte d’un contre d’Anquetil, Poulidor évitera de se donner à fond, ce qui favorisera le rapprochement de Huysmans. Poulidor dira plus tard qu’il avait peut-être perdu le Tour dans le col d’Ornon en distançant Anquetil d’une minute, ce qui incitera ce dernier à ne pas mener le lendemain. Quant à Janssen qui convoite le maillot jaune, il essaie de combler son retard tandis que Simpson est victime d’une chute. Jimenez remporte l’étape devançant Anquetil et Poulidor de 2'25", Trente et un coureurs arrivent au-delà des délais de 9%. Trois d’entre eux sont repêchés : Foucher, Nijdam et Haast, et les 28 autres sont impitoyablement éliminés Classé 115ème sur 116 au départ de Bourg d’Oisans, l’Italien Paolo Mannucci, qui a échappé à l’élimination, se retrouve 88ème et dernier, ce qui ne l’empêche pas de recevoir le prix de la progressivité, ayant ainsi gagné 27 places ! Le classement général se trouve modifié, sans toutefois être bouleversé. Jan Janssen revêt son premier maillot jaune, mais il ne devance Lucien Aimar que de 27 ». Poulidor est 6ème à 3'36" et Anquetil 7ème à 4'44". Tout paraît désormais encore possible pour Poulidor et aussi pour Anquetil. Le moral revient dans le groupe Ford-France : Anquetil, lâché la veille, déclare qu’il n’a jamais aussi bien passé les cols.
  6. Papa, pourquoi il y a des supporters à 20h sur les balcons ? - C’est pour supporter le corps médical ! - Ils jouent contre qui ? - Le Coronavirus. - Ils vont gagner ???- -Uniquement si on joue à domicile !!!
  7. Thérèse, la bonne antillaise, voulait une augmentation ....... La Maîtresse de maison très énervée par cette requête lui demande : "Et pourquoi voulez-vous une augmentation, Thérèse ?" Thérèse : " Eh bien Madame pour trois raisons. La 1ère, c'est parce que je repasse mieux que Madame" Madame : "Et qui vous dit çà" Thérèse : "C'est Monsieur qui me dit ça". Madame : "Ah bon ?" Thérèse : La 2ème, c'est que je cuisine mieux que Madame". Madame : "Sornettes ! Et qui dit que vous cuisinez mieux que moi ? Thérèse : "C'est Monsieur qui dit que je cuisine mieux que Madame". Madame : "Tiens donc ?"...... Et la 3ème raison Thérèse ? Thérèse : la 3ème raison, c'est que je fais mieux l'amour que Madame" Madame (hors d'elle) "Et c'est Monsieur sans doute qui vous a dit que vous faites mieux l'amour que moi ?" Thérèse : "Non, Madame. C'est... le jardinier !’’ ... MORALITÉ : Lorsqu'on prétend grimper au cocotier, mieux vaut avoir la culotte propre... > (Proverbe antillais)
  8. Bon , je continue, il faut bien un peu de lecture pour le confinement Le duel de « Poupou » et de Gimondi de 1965 Pour la première fois, le départ du Tour se fera depuis l’Allemagne. Le bon peuple de France et de Navarre sait que notre Raymond Poulidor a coché la date du 6 juillet comme on note un jour particulier, fatidique, où après n'est plus comme avant. Cette quatorzième étape emmène en effet les coursiers de Montpellier, au sommet de l'abominable, de l'innommable, du redoutable Mont Chauve. D'ailleurs, c'est l'année ou jamais pour notre Poupou ! Pensez donc ! Maître Jacques absent, les aléas de la course ont en outre été des plus cléments envers le Limougeaud, en éjectant d'un des strapontins du podium des favoris le Transalpin Vittorio Adorni, contraint à l'abandon. Restait alors au leader des Mercier à canaliser les velléités offensives exacerbées de l'Italien Gianni Motta. Quant au porteur du Maillot Jaune, le jeune et brillant vainqueur du Tour de l'Avenir Felice Gimondi, tous les connaisseurs dignes de foi, mais pas nécessairement de raison, avaient remarqué son terrible désarroi et son immense fatigue à l'issue d'un Giro qui l'avait vu, néanmoins, monter sur la troisième marche du podium, et ce, à 23 ans. La chaleur est accablante, comme à l'accoutumée, sur les pentes du Géant de Provence, et la foule est accourue par milliers, malgré cela. Certains vocifèrent et gesticulent en brandissant fanions, casquettes ou calicots pendant que d'autres, moins démonstratifs et pour cause, se contentent d'ingurgiter à pleine bouche des rasades de breuvage euphorisant. Le peloton groupé aborde enfin les premières sentes grimpantes du sculptural Mont Ventoux. Soudain, la première attaque fuse, telle une balle. Elle est l'œuvre de l'Espagnol Joaquim Galera qui, à treize bornes du sommet, sonne la charge de la "brigade légère" et sème le trouble dans le bon ordonnancement du groupe. Immédiatement, Raymond Poulidor, l'Espagnol Julio Jimeñez et Felice Gimondi sautent prestement dans la roue du présomptueux. La brusque et inattendue impulsion donnée, soudaine, à la course, provoque des dégâts considérables irréversibles à l'arrière. Première victime, et non des moindres, Gianni Motta, l'ange blond de Cassano d'Adda. Le coureur de la Molteni, irrémédiablement lâché, est à l'agonie. Devant, l'allure s'accélère encore et encore. Le plus audacieux dompteur des cimes de ce Tour, Julio Jimeñez, place alors une attaque phénoménale et tranchante qui semble, à cet instant, fatale au second Transalpin Felice Gimondi et au premier attaquant du jour, Galera. Le Bergamasque décroche donc du duo de tête. Plus loin, il est happé et abandonné par un groupe de poursuivants emmené par le truculent Henry Anglade mais ne saisit pas l'opportunité qui lui est donné de s'accrocher coûte que coûte, préférant au contraire attendre le trio Lebaube, Janssen et Gabica, qui suit à quelques encablures. A l'avant, les deux hommes de tête, Poulidor et Jimeñez, possèdent une petite marge d'avance avoisinant les 40 secondes sur le groupe Maillot Jaune. L'avance croît imperceptiblement mais inexorablement pendant que Felice Gimondi, un brin filou, se remet de sa défaillance passagère dans la roue de ce brave Lebaube. Quelques hectomètres plus haut, l'Italien, toujours accompagné de Gabica, parvient à fausser compagnie à Janssen et Lebaube et, tous deux, se lancent alors à la poursuite d'Anglade, qu'ils aperçoivent un peu plus haut en amont. Revenu dans le sillage du Français, à 8 kilomètres du but, Gimondi prend immédiatement le sillage de ce dernier et calque sa course sur celle de l'entreprenant et audacieux coureur de Pelforth. Henry Anglade, lui, survolté par l'enjeu, s'acharne désespérément à vouloir rejoindre la tête de la course quitte à saborder les desseins de son compatriote mais, néanmoins, adversaire. Gimondi fête sa victoire sur le tour Finalement, au sommet, l'Italien, blême, éreinté mais, pas le moindre des paradoxes, de nouveau serein, conservera son Maillot Jaune pour 34 maigres secondes. Raymond Poulidor, lui, remportera l'étape 6 secondes devant Jimeñez et s'adjugera par la même occasion une minute de bonification. Le résident de Saint-Léonard-de-Noblat pense à ce moment-là que le plus dur est derrière lui et que, nanti d'un succès lors du premier chrono de ce Tour 65, il récidivera immanquablement dans les deux autres contre-la-montre qui viendra égayer la fin de l'épreuve Or, non seulement Poupou ne reprendra rien sur le Bergamasque dans les étapes de montagne suivantes, mais il sera en outre vaincu lors des deux contre-la-montre qu'il pensait dompter. Ainsi va la vie, cruelle, amnésique même quelque part, et notre Raymond Poulidor national ne retrouvera jamais pareille opportunité ! Avec le recul, toutefois, on ne peut pas trop blâmer le plus populaire des coureurs français de tous les temps. En effet, le palmarès futur du Bergamasque montre que le pauvre Limougeaud est, tout simplement, tombé sur un nouveau Campionissimo à l'aube d'une carrière exceptionnelle.
  9. Un autre moment de plaisir avec André Rieu et Gheorghe Zamfir à la flûte de pan (extrait d'un concert de 2017) variations et impros.mp4
  10. Quatre minutes à souffrir ! Epilation.mp4
  11. Fabienne FOREZ

    Pâte à pain

    Pour celles qui ne pourraient se déplacer chez leur boulanger habituel en ces jours de confinement du au coronavirus, je vous livre ci-après la recette de pâte à pains que je pratique toutes les semaines pour mon usage personnel ( ou celui de mes invités). C'est beaucoup moins compliqué qu'on ne se l'imagine. Si vous faites régulièrement du pain, mieux vaut faire alors sa propre levure et la "nourrir" régulièrement. Etant seule, je fais mon pain avec de la levure en sachet du commerce. Ce pain ne sèche pas trop, et se conserve 2 à 3 jours en l'enveloppant dans un linge propre. Pâte à pain Pour un pain de 700/750 grammes · 500 grammes de farine de blé, T55 · 300 grammes d’eau · 10 grammes de sel ( 1 petite cuillère à café et demi) · 10/11 grammes de levure de boulanger (2 sachets en principe) 11- Mélanger la farine, la levure et le sel 22- Ajouter l’eau peu à peu en pétrissant à la main pendant 10 à 15 minutes (je pétris au robot pendant huit minutes) 33- Faire une boule, couvrir d’un linge propre et laisser reposer 90 minutes 44- Pétrir de nouveau la pâte à la main 5 minutes environ. 55- La façonner alors à la forme désirée et la disposer sur un papier cuisson. 66- La laisser reposer encore 40minutes maximum. 77- Préchauffer le four à 240 °C (thermostat 88- Ciseler avec une lame de rasoir et saupoudrer de farine 99- Enfourner pendant 32 minutes, en mettant un peu d’eau dans un bol, pour que le pain s’humidifie bien Pour le pain de seigle, c’est la même fabrication Pour du pain plus campagnard, prendre de la farine T65, voire même T85
  12. je me débrouille bien toute seule. là je viens de terminer un meuble de salle de bains ( c'est un de mes anciens métiers !) âr contre on ne peut plus juer ux cartes avec ce sacré confinement !
  13. J'ai aussi envoyé à ma fille , et cet après midi, elle les a occupé avec la viste de musées. Quand à mes petits voisins d'en face, ils ont regardés des films, c'est mieux que l'écile !
  14. A écouter et à réécouter Open air Concert in Portofino.mp4
  15. Avec le confinement , j'en profite pour vider mon congélateur, et j'avais des pièces à fondue. Autant bien manger et se faire plaisir dans cette période plutôt morose. Vous trouverez ci-apres quelques exemples de sauce, (empruntés à droite et à gauche), et que j'ai faite en partie ce midi. (maintenant que je ne rate plus la mayonnaise grâce à Carla) Pour la sauce bourguignonne, heureusement que j'avais du vin rouge ( et du bon!) au congélateur, Na ! Sauces Fondues Bourguignonnes Faire une sauce mayonnaise pour les bases des sauces 2 Œufs, 15 cl d’huile arachide, moutarde, vinaigre de vin, sel et poivre du moulin, Sauce tartare Mayonnaise Câpres, persil, cornichons finement taillés, graines de moutarde Sauce Bourguignonne Mayonnaise, vin rouge, purée de tomates, romarin, piment doux Sauce aïoli Mayonnaise et ail pilé Sauce Béarnaise Mayonnaise, échalotte finement ciselé, ail pilé, estragon et persil Sauce Cury Mayonnaise et cury à convenance Sauce Moutarde/miel Mayonnaise, moutarde et mile Sauce Américaine Mayonnaise, ketchup, tabasco ou autre sauce de piment épicée Sauce Espagnole Mayonnaise Pincée de safran en poudre, i poivron rouge en bocal écrasé Sauce mousquetaire Mayonnaise, Vin blanc, échalotte ciselée, ciboulette ciselée Sauce cocktail Mayonnaise, ketchup, cognac, sauce Worcester,4 gouttes tabasco
  16. Ne soyez pas morose, et distrayez vous un peu avec cette péridode de confinement, qui j'espère, ne sera pas longue. Ci dessous quelques idées :. Canal + gratuit https://www.lequipe.fr/Medias/Actualites/Coronavirus-canal-passe-en-clair-et-elargit-l-offre-de-ses-abonnes/1120269 L’opéra de Paris met en ligne gratuitement ses spectacles https://www.lefigaro.fr/musique/l-opera-de-paris-met-en-ligne-gratuitement-ses-spectacles-pendant-le-confinement-20200316 Télécharger gratuitement des livres numériques : https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/des-livres-et-des-films-en-acces-libre-pour-s-occuper-pendant-le-confinement/99750 APAR 700 films rares et gratuits . http://www.apar.tv/cinema/700-films-rares-et-gratuits-disponibles-ici-et-maintenant/ 10 musées à visiter en ligne gratuitement https://www.geo.fr/voyage/coronavirus-10-musees-a-visiter-en-ligne-200242 cahiers de vacances gratuits à imprimer pour enfants de 2 à 7 et plus https://lululataupe.com/602-cahiers-de-vacances Bonnes journées ( ou soirées) Fabienne
  17. Si tu additionnes les photos, on va finir par croire que j'habite dans un château
  18. Afin de ne pas tomber dans la morosité, il faut relire Astérix et la transitalique. Bonne nouvelle, à la fin coronavirus perd, ! Donc ne perdez pas le moral Dans Astérix, le coronavirus existait déjà et avançait masqué Le tandem Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, héritiers d’Uderzo et de Goscinny, ont imaginé un ennemi des irréductibles Gaulois. Avec pour patronyme, le nom de cette famille de virus responsables d’infections respiratoires. Un coronavirus se répandait déjà, en 2017, dans les rayonnages de nos librairies. Publié à cinq millions d’exemplaires, Astérix et la Transitalique met en scène un coureur de char masqué, principal ennemi de nos irréductibles Gaulois. Son nom ? Coronavirus. Accompagné de son fidèle compagnon Bacillus et champion dans son domaine, il est particulièrement acclamé par la foule. Derrière son sourire figé, le personnage est représenté sous les traits d’Alain Prost. Extrait du Figaro
  19. Le ruban fronceur commandé s'était perdu en route. je l'ai reçu hier. Comme il faut se "confiner" maintenant, j'en ai profité pour terminer mes deux premiers rideaux. Attention, je ne les ai pas encore repassé !
  20. 1964. L’incroyable bévue de Poulidor Pour les deux principaux protagonistes de ce Tour 1964, Anquetil et Poulidor, chaque étape constitue une occasion de grignoter du temps. L’arrivée de la neuvième étape est jugée sur le stade Louis II de Monaco. Anquetil prend la tête sur la piste d’arrivée. Mais Poulidor se faufile à la corde, sprint et lève les bras de la victoire. Mais il voit Anquetil poursuivre son effort. Le limousin a mal lu les consignes de l’arrivée qui demandent au coureur d’effectuer un tour complet du circuit. Le normand gagne l’étape et empoche une minute de bonification. Il gagnera le Tour avec cinquante-cinq secondes d’avance. 1964 : Coude à coude Comme en musique rock dans les années 1960, lorsqu’on parlait Tour de France, il fallait choisir son camp : Beatles ou Rolling Stones, pour le vélo, à l’époque on était « Poupou » ou Anquetil ! Le Tour 1964 est le sommet de cette rivalité, avec ces images et ces photos remarquables du coude à coude de la montée dans le Puy-de-Dôme. Cinq cent cinquante mille personnes venues à pied, à vélo, avec la 403, la DS, la Dauphine. La Régie, Javel, Sochaux, sont sur le volcan. Dans les coffres, sous les capots que le soleil rabote, les cageots, le plaid, les pliants, le vin, la limonade, les saucissons, le pain, le réchaud, la thermos, les chapeaux, les journaux, les numéros des dossards. Ils arrivent, ils arrivent, ils sont ensemble, c’est Jacques, c’est Raymond Enorme moment de sport, sublime moment de grâce. Sans se regarder, ils se frôlent, ils se relancent…la bataille est poignante, aucun ne veut lâcher. « Nous étions côte à côte. Je ralentissais. Il ralentissait. Je démarrais, il répondait. Sincèrement, j’étais impressionné » raconte Poulidor au journal L’Equipe. On le sait depuis toujours, opposez deux caractères, deux personnalités, deux styles et vous avez les ingrédients très simples des plus grandes histoires de la littérature, du théâtre, du cinéma et du sport : Prost/Senna, Federer/Nadal, Borg/Mc Enroe. Le Puy-de-Dôme, en ce dimanche 12 juillet 1964, a été le décor idéal d’un duel au sommet. Il ne s’agit pas de la victoire d’étape, Bahamontes et Jimenez sont devant. Ils se battent pour le maillot jaune et, à 1500 mètres du sommet, Anquetil craque un peu. Poulidor s’en va, centimètre par centimètre, mètre par mètre. Cela ne sera pas suffisant. A l’arrivée au sommet, il a encore 14 secondes de retard sur Anquetil pour lui reprendre le maillot jaune. Finalement, « Maître Jacques » gagne ce Tour de France 1964 avec ces fameuses cinquante-cinq secondes d’avance sur Poulidor. Un quintuple succès de légende, que seul trois autres grands champions (excepté Lance Armstrong déchu de ses sept titres) réussiront après lui : Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain. Raymond Poulidor ne gagnera jamais le Tour de France et n’endossera jamais le maillot jaune, même, si contrairement à ce qui ne connaissent pas bien le vélo, » Poupou » possède l’un des palmarès les plus complets parmi les professionnels. 1964. La rixe de Beauvallon Alors que sur ce Tour 1964, Poulidor et Anquetil se livrent un duel de seigneurs, deux autres coureurs s’adonnent à une bataille beaucoup moins noble Si le Tour de France recèle de véritables histoires d'amitié entre coureurs, l'édition de 1964 a dérogé à la règle. A l'occasion de la dixième étape de la Grande Boucle ralliant Monaco à Hyères, deux coureurs se sont faits une spécialité : les queues de poisson. L'Italien Vito Taccone et l'Espagnol Fernando Manzaneque ne pouvaient pas se voir et cela se voyait. Durant l'étape, les deux hommes ne cessaient de s'insulter. Au pied de la côte de Beauvallon, ils descendent de leur vélo et en viennent aux mains. Ils évitent, on ne sait comment, l'expulsion par la direction du tour. Aubaine pour les chroniqueurs qui commentent l’altercation et colère pour le directeur Jacques Goddet qui doit les séparer. Mais les organisateurs refuseront ensuite leur venue sur la Grande Boucle. 1964, c’est aussi un terrible accident Le 11 juillet 1964, a eu lieu l'accident le plus mortel de l'histoire du Tour, à Port-de-Couze (sur la commune de Lalinde en Dordogne) : C’était une étape heureuse et sans histoire. Une petite route coquette, bordée de peupliers, flirtait avec la Dordogne. Une tranquille et riante cité nous attendait avec ses ombrages, ses eaux calmes. Des rayons de soleil jouaient sur l’eau qu’enjambait un petit pont rustique, un peu bossu. Là il y avait, comme sur toutes les routes du Tour, des grappes de spectateurs et tout à coup ce fut le drame. Ce camion ivre qui doublait la caravane. Un camion citerne de la gendarmerie qui freina, freina, mais fonça droit dans la foule, enfonça le parapet, écrasa des spectateurs, en précipita à l’eau. Les coureurs qui doivent s’arrêter, découvrent l’horreur de la catastrophe. Une minute de silence. Quel tragique spectacle ! Une jeune fille qui ne sait à qui s’adresser, s’accroche à Anquetil : « Jacques, que faut-il faire ? Ma mère a disparu ». Elle s’apprêtait sans doute joyeuse, à acclamer son idole. Et soudain seule avec son drame, c’est à lui qu’elle se raccrochait. Il y eut 9 morts dont trois enfants et 13 blessés. Une stèle, en bordure du canal de Lalinde, rappelle, de nos jours, que neuf personnes (dont trois enfants), amoureuses de la petite reine, périrent ici, vers 13h 10, le 11 juillet 1964.
  21. 1963 -Les stratagèmes ratés des organisateurs Pour sa cinquantième édition, le Tour part à nouveau de Paris, avec un départ réel donné à Nogent-sur Marne. Mais cette année 1963, Jacques Goddet aimerait que le Tour de France propose une « kermesse » plus attrayante et ne reste pas sous la coupe de Jacques Anquetil. La maîtrise dont a fait preuve Jacques Anquetil au cours des deux Tours précédents a positionné la direction de l'icône française dans l'expectative. Après la démonstration étourdissante réalisée par "Nations man" en 1961, Goddet et Lévitan, passés maîtres dans l'art de l'esquive, s'étaient ingéniés à élaborer une opération visant à déstabiliser le bon ordonnancement de la machine normande. Les organisateurs ont donc décidé de contrecarrer la domination de Jacques Anquetil dans le grand Tour. Sachant le Normand irrésistible dans les contre-la-montre, ils rognent sans scrupule aucun le kilométrage de ceux-ci, en ne proposant que des conte-la-montre de 79 kms maximum. Se remémorant également les retours sidérants et faramineux du triple vainqueur de la Grande Boucle, à la faveur des descentes et des longs et interminables bouts droits configurant les vallées, eh bien ils s'arrangent pour placer les arrivées, pas encore aux sommets, mais à quelques encablures seulement en amont de ces derniers. Ainsi, le funambule virtuose ne pourra plus, selon eux, surgir ainsi du Diable Vauvert dans le dos des grimpeurs invétérés sans y avoir été invité à la régulière. Disputé sous une météo morose, très bien conseillé par Geminiani, Anquetil se joue de ces stratagèmes, jugule les assauts de Poulidor et surtout de Bahamontes dans les Pyrénées. Le Normand domine dans les Alpes et s'impose au Parc des Princes après avoir remporté deux étapes de montagne et les chronos de l'épreuve. C'est sa plus belle victoire. Georges Beljambe, Premier facteur du Tour La Poste intègre le Tour de France Le ministre Jacques Marette complète la présence des PTT sur le Tour de France en autorisant l’arrivée d’un facteur itinérant en 1963 : celui-ci (le premier des six facteurs de 1963 à 1992 est Georges Beljambe au patronyme prédestiné) devra s’occuper, au fil du parcours, du courrier de l’ensemble de la caravane, coureurs et suiveurs compris. Les Télécommunication ont précédé leur sœur des Postes sur le Tour depuis le début des années et concourent à la médiatisation de l’épreuve par leur travail technique afin de faciliter les télécommunications. Au début des années 1960, les PTT s’ouvrent à la société, entrent dans l’ère de « l’identité d’entreprise » (adoption d’un logo et de la couleur jaune) de la communication institutionnelle et marketing.
  22. Fabienne FOREZ

    Déco et Cuisine

    Il ne faut pas jouer avec la nourriture, et pourtant :
  23. 1962 voit l’abandon des équipes nationales En effet, c’est la grande nouveauté de l’épreuve, les organisateurs ont choisi d’abandonner les équipes nationales au profit d’une formule par équipes de marques. Il s’agit d’une véritable « vélorution » même si déjà, en 1930, Henri Desgranges, le fondateur du Tour, avait pris une décision analogue … dans le sens inverse. Le déroulement insipide du précédent Tour de France 1961, (rappelez-vous Jacques Goddet fustigeant les « nains de la route »), aurait motivé ce choix avec l’espoir d’assister ainsi à une course plus ouverte, plus animée donc plus spectaculaire. En fait, les organisateurs ont surtout cédé à la pression des marques qui font de leurs équipes un support publicitaire et qui voient d’un mauvais œil leurs hommes sandwiches leur échapper durant la course la plus populaire au monde. « Maître Jacques « en 1962 « Garez-vous, Raymond, et regardez la caravelle qui passe. » La caravelle : Jacques Anquetil, évidemment. Contre-la-montre de 68 kilomètres entre Bourgoin et Lyon. Raymond Poulidor est part juste devant Anquetil, trois minutes avant, et Anquetil est en train de fondre sur lui. Antoni Magne, son directeur sportif (qui doit rester normalement derrière son coureur), rejoint « Poupou » et lui dit de se garer ! L’histoire est magnifique. Elle est confirmée par Poulidor et racontée par Jean-Paul Fournel dans Anquetil tout seul. Fournel, dans sa préface, décrit le phénomène Jacques Anquetil avec un talent aussi magnifique que le champion français maîtrisait l’art du cyclisme : « son coup de pédale était un mensonge. Il disait la facilité et la grâce, il disait l’envol et la danse dans un sport de bûcherons, d’écraseurs de pédales, de bourreaux de travail, de masculin pluriel. Il pédalait blond, la cheville souple, il pédalait sur pointes, le dos courbé, les bras à angle droit, le visage tendu vers l’avant. Jamais homme ne fut mieux taillé que lui pour aller sur un vélo, jamais cet attelage homme-machine ne fut plus beau. Il était fait pour être seul sur la route, découpé contre le ciel bleu. Rien ne lui évoquait le peloton, la masse et la force en union. Il était la beauté cycliste seul. » « Longtemps, je l’ai regardé comme un sorcier qui a trouvé le grand secret », disait Cyrille Guimard. Et ce grand sorcier n’était pas seulement ce merveilleux lévrier du vélo au style si pur, il fut surtout un guerrier, un immense champion au palmarès impressionnant : Grand prix des nations à dix-neuf ans pour ses débuts chez les pros, une course qu’il gagnera neuf fois. Deux records du monde de l’heure, deux Tours d’Italie, cinq fois Paris-Nice, Tour d’Espagne, Gand-Wevelgem, Liège-Bastogne-Liège et, l’exploit ont il était le plus fier, le doublé Dauphiné-Bordeaux-Paris, en enchaînant les deux courses ! Sans oublier, évidemment, les cinq Tours de France de « Maître Jacques. » L’affaire des poissons du Tour 1962 Au départ de la quatorzième étape, entre Luchon et Carcassonne, les premiers coureurs arrivés au contrôle semblent avoir le teint fripé. Ni la cure d’altitude ni la cure thermale ne semblaient leur avoir profité. Mais les journalistes ont si mauvaise langue, c’est bien connu, qu’il pouvait s’agir d’une hallucination collective. C’est alors qu’autour de la mairie de Luchon les nouvelles commencèrent à affluer : Junkermann et plusieurs membres de son équipe avaient été malades toute la nuit. Le leader allemand avait même été victime d’une syncope et déclarait abandonner. Quelques minutes plus tard, d’autres nouvelles parvenaient de l’Hôtel de France : là, quelques-uns étaient malades, parmi lesquels Nencini et Assirelli qui abandonnaient également. Je ne vous décrirai pas l’ambiance sur la ligne de départ. Des estafettes apportaient des nouvelles des hôtels. Il était question d’intoxication alimentaire de poisson (avec deux « s ») mal digéré, des soles qui ont été servies au repas de la veille à l’hôtel. … Il y a à boire et à manger dans cette histoire concluait sans rire Raymond Mastrotto. C’est le moins qu’on puisse dire. ! Mais tous ces coureurs ne logeaient pas au même endroit. Pire, certains n’avaient même pas mangé de poisson ! Pour le médecin du Tour, le docteur Dumas, il s’agit d’un mauvais dosage de morphine... Roger Bastide, dans le magazine concurrent But et Club incrimine même l’hypocrisie collective de la presse : « Le Tour a mauvaise conscience ce matin. Plusieurs coureurs, ceux notamment du groupe Groene-Leeuw, ont été victimes – c’est la version officielle – d’une intoxication alimentaire. Ils auraient mangé, dit-on, du poisson qui n’était pas frais. Mais le bruit se répand dans la caravane que ce poisson aurait, en réalité, un « s » de trop. L’on apprend l’abandon de Gastone Nencini et les organisateurs consentent à retarder le départ de dix minutes pour attendre les coureurs Groene-Leeuw, mal en point. Mais Hans Junkermann, Frans Demulder, De Middeleir, tous de la même équipe, ne pourront aller très loin et ils monteront dans la voiture-balai. Nous sommes tous coupables, nous dit un confrère indigné, car nous n’écrivons pas ce que nous voyons. Que voyons-nous quand nous faisons la visite des chambres, le soir, pour nos interviews ? Des coureurs soumis à des perfusions, d’autres à des piqûres, et nous repérons sur les tables des boîtes de pastilles mystérieuses. Tout cela couvert légalement par des médecins. La plupart des groupes sportifs étrangers ont en effet leur médecin attitré. Leur présence n’étant pas officiellement approuvée par les organisateurs, certains se sont même camouflés en chauffeurs de voitures de liaison des directeurs sportifs ou de voitures de presse. Les coureurs sont soumis à une préparation scientifique dont nous avons depuis longtemps signalé les dangers. Mais quelle parade apporter alors que chacun témoigne de la liberté de l’individu de disposer de lui-même ? » Dans Miroir-Sprint, le dessinateur Pellos s’en donne à cœur joie pour croquer le nouveau visage du Tour
  24. Il faut passer en mode "plein écran" pourvoir la vidéo , je ne suis pas arrivée à réduire. Si quelq'une sait faire, ce serait sympa de le dire Ouille-Ouille.mp4
  25. Une autre vidéo, filmée par drône tempête.mp4
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