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Fabienne FOREZ

Lttérature et Cuisine

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Littérature et cuisine, deux plaisirs que j'affectionne et que j'ai envie de partager avec vous.

Pour le premier épisode de cette série, je vous présente le dernier livre de Jim Harrisson, paru le 07/11/2018 :

Un Sacré Gueuleton

 

Le livre

Tous les lecteurs de Jim Harrisson connaissent son appétit vorace pour la bonne chère, les meilleurs vins et autres plaisirs terrestres qui irriguent son œuvre. Grâce à ce 'Sacré Gueuleton', les plus fidèles seront surpris de découvrir l'étendue de ses écrits sur le sujet. Rassemblés pour la première fois en un seul volume, ces articles publiés au fil de sa carrière ne se contente pas de célébrer les plaisirs de la table. Savoureux quand il croque les travers des critiques littéraires et des experts œnologues, féroce quand il brocarde l'affadissement du goût, et de la nourriture industrielle, il fait preuve d'un humour dévastateur à l'égard des pisse-vinaigres de tout poil.

Il se souvient des repas pantagruéliques auxquels il a participé. Il relate avec truculence son déjeuner avec le cinéaste Orson Wells qui lui offrit un immense plat de magret de canard au poivre vert, son péché mignon. Et comment résumer ce festin de onze heures, à l'Espérance, le restaurant deux étoiles de Marc Meneau, à Vézelay, où il absorba trente-sept plats et treize vins, en compagnie de Gérard Depardieu et 9 autres convives ? Dans cette France qu'il aime autant pour sa liberté d'expression que pour sa gastronomie, il se régale aux meilleures tables.  "Si je n'avais plus que six mois à vivre, j'irais à Lyon faire la tournée des bistrots dans une énorme poussette manœuvrée par un végétarien ", conclu-t-il.

Au éditions Flammarion, 21.50 euros à la Fnac, etc...

L'écrivain

Issu de la petite bourgeoisie du Michigan, c'est à l'âge de seize ans que Jim Harrisson décide de devenir écrivain. Il quitte le sud et part étudier la littérature à Boston et New-York. En 1965, il obtient son master de Lettres et voit son premier recueil de poésie 'Plain Chant' publié. Aussi il abandonne son poste d'assistant d'anglais à l'université pour se consacrer à l'écriture.

C'est l'époque de ses premiers romans, mais aussi celle où il écrit des recueils de poésie, des scénarios et des articles de journaux. A partir de 1967, il retourne dans le Michigan et publie ses premiers succès littéraires ’Wolf' ' Oulyers and-Ghazals' 'Un bon jour pour mourir'. En 1975, il rencontre Jack Nicholson qui le pousse à écrire pour Hollywood. En 1979, 'Légendes d'automne' est son premier véritable succès littéraire, suivront ' Sorcier' 'Faux soleil' 'Dalva'. Avec Thomas Mac Guane, il écrit plusieurs scénarios pour Hollywood.

En 1989, il adapte sa nouvelle ’Une vengeance' et en 1994 il écrit le scénario de 'Wolf'. Le retour de Jim Harrisson à l'écriture s'opère par ' Retour en terre' en 2007, qui vient appuyer sa réputation

Source Evene

 

 

 

 

 

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Aujourd'hui, je vous emmène dans le sillage de Paul Bocuse pour un livre paru en novembre 2005 :

Paul Bocuse : le feu sacré

En juin 2005, plus de trois cent cinquante personnes, dont une centaine de chefs étoilés français et étrangers, fêtaient avec Paul Bocuse ses quarante ans de trois étoiles Michelin. En presque 1/2 siècle de règne, le maître de Collonges au Mont d'or a accumulé les médailles et les titres de gloire jusqu'à être sacré par la presse française et internationale "cuisinier du siècle". Paul Bocuse, le feu sacré, raconte pour la première fois l'histoire d'un fabuleux destin, l'enfance et l'apprentissage d'un fils, petit-fils et arrière-petit-fils de cuisiniers, devenu le héraut de toute une profession. A travers ce livre évènement consacré au "pape de la cuisine française", c'est aussi toute l'histoire de la "nouvelle cuisine " qui se dessine. L'histoire de Paul Bocuse est riche en saveurs, en anecdotes piquantes et en rebondissements. Illustrée par des centaines d'images issues des archives de Paul Bocuse (il était un excellent photographe), elle ne laissera pas le lecteur sur sa faim. Et parce que la vente est dans l'assiette, 16 recettes les plus fameuses, les plus emblématiques de l'Auberge du Pont de Collonges ponctuent cette saga flamboyante.

Un ouvrage dans lequel Paul Bocuse révèle toutes les facettes de sa personnalité, de son succès et raconte des trésors d'anecdotes, cocasses, émouvantes, impressionnantes ou édifiantes.

La réédition de la magnifique biographie de la critique gastronomique Eve-Marie Zizza-Lalu rappelle l'ardeur d'une passion qui fit dire à Paul Bocuse à la fin de ses jours : "Je ne regrette rien, sauf peut-être la peine que j'ai pu faire aux femmes de ma vie. J'espère qu'elles me pardonneront."

Aux éditions Glénat, 35.00 euros

Biographie expresse

Chez les Bocuse, on est cuisinier de génération en génération, dans la région lyonnaise. Paul (1926-2018), considéré comme l'un des plus grands chefs du XXème siècle, a d'abord été un héros de la Libération : il est décoré de la Croix de Guerre. Après sa démobilisation, il reprend le flambeau familial. Et conservera ses trois étoiles au guide Michelin de 1956 à sa disparition, en 2018.

 

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Dans un autre ordre d'idées, voici la rencontre du cinéma et de la cuisine dans un beau livre :

Cuisine&Cinéma, par Emile Mahler

Le cinéma est un art qui exacerbe les émotions. Les films nous font rire, rêver, pleurer...Mais parfois, ils nous ouvrent l'appétit. Ce livre de recette vous amène à la découverte de séance des grands classiques du cinéma pour lesquels ont été concoctés une recette en lien avec le film.

Restaurer des chefs d'oeuvre oubliés du 7 ème art et les faire découvrir du grand public, telle est la mission de Lobster Films. Rien d'étonnant donc à ce que son équipe ait choisi dans l'ouvrage, Cuisine et cinéma, d'associer des pépites méconnues et des plats souvent surprenants. On savourera donc un boeuf Stroganoff avec le film soviétique La Ligne générale (1929), du grand réalisateur Sergueï Eisenstein, un filet mignon avec le cartoon Pork'ys Midnight Matinee, de Chuck Jones ( 1941) ou encore  un gâteau choco-coco avec la comédie dramatique The Little Princess, de Walter lang (1939). Pour se mettre en appétit, des extraits de films sont à retrouver sur cuisine.lobsterfilms.com

première parution 09/11/2018 aux éditions Lobster, 29 euros

La société Lobster Films

Société d'éditions et de restauration de films anciens, Lobster Films oeuvre depuis plus de trente ans à retrouver et à sauvegarder des films perdus.

C'est en 2018 que la société se lance dans l'édition de livres autour du cinéma.Véritables outils pédagogiques, les ouvrages édités permettent de mieux comprendre les films classiques et le cinéma dans son ensemble. La collection Lobster films se décline en quatre parties : les beaux livres, des éditions de prestige mettant en avant le fond photographique de la collection, l'ouvrage jeunesse, destiné aux fictions dessinées autour de l'histoire du cinéma, les essais, des études sur des thèmes qui nous sont chers, et "Autrement Cinéma", une collection mêlant arts et divertissements dont Cuisine&Cinéma fait partie.

 

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Changeons de registre : encore un livre sur la cuisine :

Un nouveau livre de Raphaël Haumont, sur les couleurs de notre cuisine :

 

Les couleurs de la cuisine

Après avoir exploré les parfums et les saveurs, puis les textures dans ses précédents ouvrages, Raphaël Haumont nous propose un nouveau livre. Dans cet ouvrage il nous dévoile comment maîtriser et disposer les couleurs d’un plat, pour le plaisir des yeux, mais aussi celui du palais.

Un ouvrage de vulgarisation scientifique à mettre entre toutes les mains, tant il est instructif, éclairant et distrayant car émaillé d’humour et d’anecdotes plaisants. De plus il est superbement illustré avec de magnifiques photographies.

Sommes-nous prêts à ingurgiter n’importe quelle couleur ?

Assurément non. Nous mangeons avec les yeux, avant même d’ingurgiter les aliments. La vue est le premier sens pour juger de la qualité d’un mets. Au temps de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, elle permettait d’écarter les aliments suspects (marron oxydé, vert moisi…) qui risquaient de les rendre malades. Il fallait ensuite sentir, et enfin goûter, avant d’avaler.

La tonalité d’un plat le rend-elle plus appétissant ?

Il existe des restaurants où l’on déguste dans le noir, ce qui exacerbe l’attention portée aux saveurs. C’est une expérience mais on n’y retourne pas souvent. Parce que l’on mange avec les yeux. La sauce qui brille fait déjà saliver. Notre corps est ainsi conditionné à la nourriture qui arrive.

Faut-il manger coloré ?

Pour la santé, il est important de diversifier ses apports en nutriments, vitamines, etc. Bref d’avoir une alimentation équilibrée. Une bonne technique consiste à manger coloré, car cela implique de manger des fruits et légumes variés.

La physique appliquée aux aliments, une nouvelle cuisine ?

La physique en général est au service de la cuisine : pression, température, centrifugation et maintenant l’optique, avec les jeux de couleurs et de textures : transparence, opacité…Tout est lié ! La gastronomie moléculaire aurait été initié en Europe par le physicien anglais Nicholas Kurti qui avait donné, en 1969, une conférence intitulée The Physicist en the kitchen.

Les couleurs de la cuisine, Raphaël Haumont, éditions Dunod, sorti le 10/10/2018,19.90 euros

L’auteur : Raphaël Haumont

Enseignant-chercheur, maître de conférences l’Université de Paris-Saclay, le physico-chimiste Raphaël Haumont dirige la chaire universitaire « Cuisine du futur ». Il a par ailleurs créé avec le chef Thierry Marx, le centre français d’innovation culinaire (CFIC). Le CFIC se veut un lieu de réflexion, un cerveau collectif, en permanente ébullition, autour d’une question principale : Quelle sera la cuisine du futur ? Imaginer la gastronomie en 2050, créer des passerelles entre le monde de l’artisanat et le monde universitaire, telles sont les principales vocations de ce centre novateur.

« La physique avant la chimie, au service du goût ! Voilà ce que nous défendons au Centre français d’innovation culinaire d’Orsay, avec le chef Thierry Marx. »

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Et maintenant, voici un album de bandes dessinées qui réjouira vos enfants et petit-enfants

A partir de 4 ans et bien au-delà !

Les aventures de Nouna la nouille.

                                                                                                                                                                                                                          

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Dans le monde de Nouna, être une nouille ne veut pas dire être une bonne pâte !

Tous les enfants adorent les nouilles ! Curieusement elles n’avaient jamais été transformées en héroïnes de fiction, comme dans ce conte hilarant, décalé, plein de pudeur et de philosophie !

 On y trouve des thèmes qui touchent tout le monde, à tout âge : le sentiment d’être différent, le désir de voir le monde, à la Liberté et à l’Amour. Il fait rire, il fait peur, il émeut et éblouit grâce à ses images stupéfiantes. Il a la magie des œuvres faites de chair et de temps…

En partant à la découverte du monde et de ses mystères, Nouna rencontrera des Spaghettis coincés, un Macaroni entreprenant, de savantes pâtes-alphabet, et Moi-Moi premier, le Roi des nouilles, un ravioli hautain dans son palais de fer blanc.  Avec l’aide du petit garçon de la maison qu’elle prend pour un géant, Nouna sauvera son peuple des abominables cafards qui terrorisent la cuisine.

 

Les aventures de Nouna la nouille, N.Lambert, éditions Nicole Lambert, 24.50 euros

A propos de l’auteure

Nicole Lambert est née dans une famille d’artistes : mère actrice, père metteur en scène de cinéma, grand-père relieur… Elle grandit avec enchantement entre les livres et les plateaux de cinéma. Comme Bambi ou Babar, la mort de sa mère vient mettre un terme à ce bonheur parfait. Elle transforme le mauvais en bon en se jetant dans des métiers qui la ramènent en enfance : auteure, illustratrice, éditrice, humoriste, scénariste, designer, styliste…Ella a tout ait pour les enfants avec une devise « Les enfants méritent le meilleur. »

L’idée de cette bande dessinée est née grâce à ses enfants qui ont inventé Nouna quand ils dînaient sur leurs chaises hautes. Ils ont maintenant trente ans !

 

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Une autre bande dessinée à lire sans modération :

 

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La Bande Dessinée

Voici donc la transposition en BD du film inénarrable de Marcel Pagnol, Cigalon (1955) !  Le restaurateur bougon d’un petit village provençal ne veut pas voir la concurrence s’installer près de chez lui. Et pour cause : Cigalon n’aime rien tant que rêvasser. Le grand oisif orgueilleux va devoir se retrousser les manches…

Cigalon, cuisinier émérite, n’éprouve pas le besoin de le démontrer et le simple fit de voir écrit « Restaurant » sur sa devanture le satisfait. Il chante ses recettes et fait servir par sa sœur uniquement des boissons.

Mais un jour, madame Toffi revient au village et fait savoir à Cigalon qu’elle va ouvrir aussi un restaurant. Mais elle servira et restaurera ses clients. Cigalon en prend ombrage et va se décider à rendre actif le sien.

Cette BD pleine d’humour sent bon la Provence. On y retrouve un instituteur sous les traits de Topaze (clin d’œil du dessinateur de la BD éponyme), ainsi que les pieds nickelés dans une taverne mal fréquentée. C’est justement de l’un des clients de cet endroit mal famé que viendra le malheur de Cigalon pour offrir ensuite une jolie fin au lecteur.

 

La maison d’édition Grand Angle ajoute un savoureux volume à sa collection Pagnol. (Sorti le 22/08/2018).

Cigalon, S. Scotto, E. Stoffel et E. Hübsch, éditions Grand angle, 16.90 euros

L’historique de « Cigalon »

Ecrit par marcel Pagnol en 1935, ce récit truculent aux personnages hauts en couleurs et destiné à un film devait permettre à Marcel Pagnol, réalisateur, de tester un nouveau procédé d’enregistrement sonore.

Interprété par Arnaudy et Poupon, deux fameux acteurs marseillais de l’entre-deux-guerres, ce long métrage sera tourné deux fois pour cause de matériel défaillant. Au grand désespoir du réalisateur, il fera un flop. Une version destinée au théâtre connaîtra cependant le succès et continue à être jouée par des troupes de comédiens amateurs. « Cigalon » fera aussi l’objet d’une version télévisée en1975, avec entre autres, Michel Galabru,, et qui remportera un grand succès auprès des téléspectateurs.

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Voici un livre sympathique

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13 à table

 

Ce premier livre, paru le 6 novembre 2014, est un ouvrage collectif de 13 auteurs entièrement bénévoles qui a pour but la vente de livres au profit de l’association des « Restos du Cœur ». Chaque ouvrage, vendu 5 euros, permet d’offrir trois repas.

Ce sont treize nouvelles inédites, écrites par treize auteurs, évoquant, de près ou de loin, un repas. Sauf pour un auteur qui n’a pas joué le jeu du lien (nouvelle-repas), tous ont fait preuves d’imagination pour nous faire voyager dans des aventures bien distinctes, avec des écritures, des ambiances et des genres différents, parfois aux antipodes les uns des autres.

 

Dans ce livre vous retrouverez :

·         Olympe et Tatan, Françoise Bourdin

 

Un repas de famille pendant le réveillon de Noël. Les retrouvailles de trois générations, leurs frustrations et leur amour.

·         Maligne, Maxime Chattam

Un homme, à l’obésité morbide, vient consulter un psychothérapeute. Il se dit fou, possédé par la nourriture. Une tumeur le forcerait à toujours manger, et aucune opération ne parvient à le soulager

·         Nulle, nullissime en cuisine, Alexandra Lapierre

Elle a toujours été incapable en cuisine. Tout ce qu’elle fait est un échec. Immangeable ! Mais elle va devoir préparer un repas pour son époux et un de ses collègues de travail.

 

·        Un petit morceau de pain, Agnès Ledig

Un garçon rentre de l’école à midi, pour déjeuner avec sa mère célibataire.  Il a très faim, mais sa mère a des principes : il ne faut pas manger avant le repas. Un morceau de pain va changer sa vie. Deux fois !

·         Mange le dessert d’abord, Gilles Legardinier

Deux moments vécus par l’auteur : un repas avec ses parents et un enterrement en Angleterre

·         Une initiative, Pierre Lemaître

Un homme de quatre-vingt un ans décide, sur un coup de tête, d’inviter sa nièce à diner et se lance dans la préparation d’un repas pour six personnes.

Cela risque d’être compliqué !

 

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·         Dissemblance, Marc Lévy

Deux hommes sont enfermés dans une pièce.

Aaron et Medhi cherchent à se parler.

·         Fantôme, Guillaume Musso

Constance est une policière française qui travaille aux Etats-Unis. Tout va bien pour elle jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’elle a une tumeur au cerveau. Mais on lui apprend que le médecin qu’elle a vu est en fait mort depuis vingt ans.

Elle décide de mener l’enquête.

 

·         Jules et Jim, Jean-Marie Perrier

Jules reçoit à dîner dans sa belle maison des bords de l’Oise : huit amis dont Jim, son meilleur ami perdu de vue depuis longtemps avec lequel il s’était brouillé. L’ambiance promet d’être pesante pendant le repas.

·         Le Parfait, Tatiana de Rosnay

Monique marie sa fille. Elle a fait tous les préparatifs, et s’est épuisée à tout faire parfaitement sous la critique tyrannique de Mamie. Celle-ci trouve des défauts partout, impose ses volontés, et exaspère son entourage. Le mariage va bouleverser l’ordre des choses.

 

·         La part de Reine, Éric Emmanuel Schmidt

Un adolescent se posait la même question, tous les hivers : « Où vont les clochards en hiver ? ».

Sur la place de l’église, Clovis fait la manche entre l’église et l’épicerie, accompagné de sa chienne Reine. Quand le garçon reçoit un chien, Tao, celui-ci s’éprend de Reine et les deux chiens s’ébattent joyeusement. Clovis et l’adolescent engagent la conversation.

·         Gabrielle, Franck Tilliez

Dans les montagnes, un couple âgé filme inlassablement, tous les hivers, les grizzlis.

·         Langoustes Blues, Bernard Werber

Dans un bassin, Bob, la langouste, voit tous ses amis partir…..

Bientôt son tour !

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L’hiver va bientôt arriver, alors n’hésitez pas, un petit geste peut faire beaucoup.

 

Je vous ai retracé les nouvelles de l’édition 2014. Depuis d’autres parutions, avec d’autres auteurs ont vu le jour (206, 2017, 2018 et 2019)

 

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image.png.b8a2a5ae4d5a824fae43dcec0dd3574d.pngAujourd'hui, je vous propose ce bel ouvrage :

La Maîtresse des Epices

 

Pour les familiers qui fréquentent le lieu clos et magique de son épicerie, Tilo est maîtresse dans l'art ancestral des épices. Elle a reçu ce savoir de "Première Mère" sur une île secrète de sa terre natale, l'Inde, au prix de l'obéissance à des règles strictes et dans le respect du service et de la dévotion : elle possède le don de faire chanter les épices, mais aussi de guérir comme une véritable thérapeute. C'est ainsi que, dans ce quartier d'immigrés d'Oakland en Californie, elle se penche humblement, secrètement, sur les malheurs de ses clients. Elle pratique les mélanges et les incantations, cherche pour chacun l'épice-racine, clef intime qui restaure l'équilibre du corps et de l'âme. Mais Tilo, au cœur généreux et plein de compassion, violera un à un les interdits, dont celui de l'amour, au risque de remettre en cause ses pouvoirs.

Un titre mystérieux, qui laisse l’imagination se balader sur les étals chatoyants et exotiques, ces épices palpables mais vulnérables sous nos doigts, qui laissent leur empreinte, leur couleur sur nous et viennent caresser le monde de leur chaleur.

Chaque chapitre porte un intitulé d'épice différent, qui donne le ton. On nous introduit à une note de tête, une saveur et une odeur et on nous initie aux propriétés du curcuma, de la cannelle, du gingembre, du cumin. Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce roman n'a pas vocation à nous donner un cours magistral sur les épices. On les parsème au fil du cheminement de Tilo, dans son passé, son présent, ses espoirs pour le futur. Tilo ne nous raconte pas sa vie d'un seul bloc. Comme sa boutique qui recèle des trésors pour qui sait regarder, elle nous emmène en balade avec elle et nous fait découvrir, aux détours des allées de sa pensée, le parcours qu'elle a mené. On découvre l'enfant adulée et redoutée quand elle se découvre des pouvoirs attirant les foules de régions éloignées à sa porte. Elle nous dévoile l'orgueil, la vanité l'habitant dès lors, son kidnapping par des pirates qui l'érigeront en reine. Et puis, la renaissance sur l'île sacrée, où la Première Mère domptera son caractère, la menant vers sa troisième vie en tant que maîtresse des épices. Dès lors, elle choisira de s'appeler Tilo, qui évoque notamment "til", le sésame, mais parce qu'il fait aussi référence à  plus belle des danseuses d’Indra.

Guérisseuse, thérapeute sondant le cœur des nombreux compatriotes indiens qui viennent la trouver, Tilo exerce son don pour prescrire, parfois à leur insu, l'épice qui insufflera un peu de réconfort dans leurs vies. Mélanges, incantations, elle communique et manipule avec aisance ces épices qui en font tout autant avec elle. Ces chers condiments présents dans nos étagères se dotent d'une personnalité, de facettes multiples et tout comme nous sommes faits d'un corps matériel et spirituel, elles sont faites de saveurs et de forces médicinales, elles ravissent nos palais et enchantent nos âmes, quand elles sont bien utilisées. Et finalement, c'est en racontant la vie des autres, ceux qu'elle soigne, qu'elle aide de son mieux, avec discrétion et effacement, qu'on apprend à mieux la connaître. Avec ses qualités et ses défauts, ses regrets et ses doutes. La vie de ceux qui l'entourent vient s'entremêler dans le récit, le ponctue et l'enrichit. Les vies heureuses comme malheureuses et les solutions que Tilo tente de trouver en se plongeant dans les pensées des êtres apportent une musicalité particulière à l'œuvre.
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Mais à partir du moment où le jeune Raven, américain auréolé de mystère, entre dans la boutique de Tilo, le récit prend un tournant radical où les épices jouent le rôle de garde-fou et prennent même une dimension autoritaire, révèlent leur susceptibilité et leur pouvoir, éveillent notre respect. L'auteur excelle par ailleurs à nous faire frémir, à nous donner l'impression que nous aussi nous leur parlons, on se prend au jeu. Raven voit la vraie Tilo sous son masque de vieille femme et il tombe sous son charme. Il y a en effet, en filigrane du récit, toute une réflexion sur l'apparence, la notion de la beauté, qui sans porter de jugements nous fournit les clés pour apprendre à regarder au-delà des masques parfois trompeurs .

Dans une prose imagée de conteuse, C. B. Divakaruni dose et brasse odeurs et saveurs en une composition magistralement pimentée, nous initiant à la sagesse des épices maniés comme une discipline pour soulager la détresse et servir les forces de vie.

Editions Philippe Picquier, 26/08/2002, 8.60 euros (Fnac)

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L’auteure :

 Chitra Banerjee Divakaruni, née Chitralekha Banerjee, est une écrivaine et une poétesse indienne.

Elle quitte son pays pour les États-Unis en 1976. Elle obtient un doctorat en 1985 à l'Université de Californie à Berkeley. En 1987 elle publie son premier recueil de poèmes "Dark Like the River".

Récompensée à de multiples reprises pour ses romans et poèmes, elle est désormais une auteure reconnue dont l’œuvre a été traduite en plus d’une dizaine de langues. Elle assure la présidence d’une association de défense des femmes du Sud-Est asiatique.

En parallèle à son métier d'écrivain elle enseigne la littérature à l'Université de Houston au Texas.

Elle vit avec son mari et ses deux fils à Houston

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Continuons avec une autre auteure indienne : un livre à se procurer absolument :

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La colère des Aubergines

Qui meurt dîne, La Colère des aubergines, Folie de champignons, Festin pour un homme mort... : quelques titres de ces récits donnent un avant-goût de leur saveur. Les histoires racontées, pleines d'odeurs de cuisine, puissamment évocatrices des rapports et des conflits entre les membres d'une maisonnée indienne, soulignent bien sûr le rôle déterminant qu'y jouent la nourriture et celles qui la préparent. Des femmes croquées sur le vif y livrent des instants de bonheur, des secrets de famille, d'amour, d'enfance qui ont parfois la violence du désir ou l'amertume de la jalousie. Mais les véritables héroïnes sont ces recettes : qu'il s'agisse de confectionner un pickle de mangue, un gâteau de carottes ou un curry d'aubergines au yaourt, le lecteur goûtera, du palais et de la langue, l'alchimie des aromates indiens.

Savoureux, succulent, exquis, délicieux, appétissant, alléchant, goûteux, épicé, pimenté....
Ces récits sont autant un régal pour les yeux que pour les papilles !

Transportez-vous en Inde, et laissez-vous conter les aventures de Dida, de Buaji, de Bala, de Vinod, de Priti, de Mme Kumar, de Gopal Sen, de Nath, de Sumitra, de Soni, de Maaji, de Mani, et de Reshma. Ces femmes et ces hommes nous livrent, par la plume alerte de Bulbul Sharma, des épisodes de leurs vies, où l'amour cohabite avec la jalousie, la gourmandise avec le jeûne, le mariage avec la séparation...
Vinod... Il est pris "en sandwich" entre sa mère et son épouse. L'une et l'autre rivalisent chaque jour, à chacun des repas, pour lui offrir "le meilleur" : c'est une surenchère permanente qui provoque en lui des aigreurs d'estomac et quelques flatulences désagréables. Mais pas davantage ; il en vient à rêver d'une vraie hypercholestérolémie ou d'un diabète sévère, qui lui permettraient d'échapper à la pression alimentaire des deux femmes. Mais non ! il réussit à survivre dans de bonnes conditions de santé. C'est d'autant plus difficile que sa jeune épousée n'a rien d'une "mère Poulard" et que ses mets sont difficiles à digérer

Ces courts récits sont une pure merveille : ils nous parlent du quotidien de l'Inde avec humour, sagesse et réalisme. On pénètre dans l'intimité de ces familles, parfois la plus secrète, la plus personnelle. On découvre la vie de tous les jours dans ce pays : le rôle de l'Amah, la nourrice, de la Dadi, la grand-mère, de la Bua, la tante paternelle, de la Didi, la grande sœur, du Pradhan, le chef de village, du Bhaiya, le frère.
L'auteure nous décrit les rituels sacrés : le Rakhi, jour au cours duquel les femmes passent au poignet de leurs frères (ou de ceux qu'elles considèrent comme tels) un bracelet de fils colorés, pour obtenir protection et cadeaux. Le Shradha, rite funéraire au cours duquel on nourrit le défunt et les ancêtres. L'Ekadashi, 11ème jour du mois lunaire, en rappel de l'intervention du dieu Vishnou, qui sauva ce jour l'humanité.
Les psychologies des uns et des autres y sont subtilement dépeintes : les personnages sont bien campés dans une culture qui nous est dévoilée avec finesse et un brin de malice : comment ne pas se délecter de la façon dont nous est décrite l'angoisse de Gopal Sen, fils de Sita, époux de Malati, père de Kajol, lors du voyage en train qui les ramènent de leur pèlerinage annuel à Hardwar, pour le bain dans le Gange sacré. Il s'est légitimement investi de la mission de protéger les trois femmes pendant le trajet. Mais tout représente danger dans son cerveau paranoïaque ! "Ne fais jamais confiance aux hommes qui portent des chaussettes de couleur [...]. Ils le font pour séduire les femmes... celles des autres, pas les leurs". Il est envahi par des centaines d'idées préconçues : "Les femmes doivent toujours manger à la cuisine, après les hommes [...]. Comme elles sont laides quand elles mâchonnent comme des vaches, avec leurs dents toutes tachées de mangeaille"... "Ne mange sous aucun prétexte le poulet qu'on te sert dans le train. Ce n'est jamais du poulet, c'est du corbeau"..."Comme la vie est dangereuse dès qu'on quitte les quatre murs de chez soi". Et pendant que ses angoisses irrationnelles le submergent, les femmes font joyeusement bombance !

BIENVENUE EN INDE

Editions Philippe Picquier, janvier 2014, Prix FNAC 7.00 euros

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L’auteure :

Bilbul Sharma est née en Inde le 14/10/1952

Elle est peintre, illustratrice et écrivain.

Elle travaille comme professeur d'arts plastiques auprès d'enfants handicapés.

Elle est l'auteure de plusieurs romans et recueils de nouvelles, dont : "La Colère des aubergines", "Mes sacrées tantes", "Mangue amère" et "Maintenant que j'ai cinquante ans".

En été 2007, une grande exposition de ses œuvres avait lieu à Londres

Elle publie un roman, "La vie troublée d'un tailleur pour dames", en 2014.

Elle partage son temps entre Londres, New Delhi et son village des contreforts de l'Himalaya.

 

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c'est très sympa toutes ces infos culturelles et gastronomiques , j'ai pas mal de livres de cuisines , mais quand j'ai besoin d'une recette je vais la chercher sur marmiton.

bises

sophie

 

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Merci Sophie pour ton appréciation, je me sens moins seule...

Alors je continue avec un livre toujours en rapport avec la cuisine, mais dans un tout autre registre !

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La mafia se met à table

« Douze ans de séjour en Italie m’ont appris que l’histoire de la Mafia s’identifie absolument avec l’histoire de la gastronomie sicilienne », écrit Jacques Kermoal. Avec humour, il raconte ici dix rendez-vous décisifs authentiques en les illustrant des menus — bien souvent de véritables festins — qui y furent servis. Ainsi, du "banquet de Messine, 1860" au "déjeuner au palais épiscopal de Palerme, 1948", du "déjeuner chez Lucky Luciano, Naples, 1962" au "repas d’anniversaire à Montelepre, 1972", le lecteur retiendra l’anecdote historique autant que les recettes aux noms prometteurs : cuissot de chevreuil faisandé à l’eau-de-vie de prunes d’Agrigente, courge à l’aigre-douce, flan de châtaignes, cocktail de pâtes froides à la crème, aubergines et tomates à la Caponata, mérou au four, sorbet à l’orange…

Les pezzi da novante, les poids de quatre-vingt-dix, comme on appelle les capi de l'Honorable Société, en vertu de leur poids en respect, savent peaufiner leurs menus avec autant de soin qu'ils en mettent à préparer leurs crimes. Cuscinara il delitto, cuisiner le délit, est une expression insulaire dont la signification est loin d'être casuelle. Ce livre raconte certains de ces repas où se sont décidés le sort de quelques-uns, mais aussi des moments d'histoire. C'est ainsi que les noms de Garibaldi, de Cavour, de Mussolini, de Roosevelt, du maréchal Juin, de Vychinski, de Churchill, d'Enrico Mattei, du général Dalla Chiesa, surgissent entre deux coups de fourchette pour se mêler à ceux de Don Vito, Don Calogero Vizzini, Don Genco Russo, Vito Genovese, Lucky Luciano et du dernier empereur en date, l'avocat mafioso Vito G., et raconter, autant que faire se peut, un peu plus d'un siècle de Mafia.

Parution 10/10/2010 ; Editions : Actes Sud, 26.00 euros

Les auteurs

Jacques Kermoal, né à Saint-Malo en 1924, grand reporter, a collaboré à Paris-Match. Combat, L'Europeo, Der Spiegel, L'Avanti, Historia, et. fut, plusieurs années durant, rédacteur en chef de l'hebdomadaire italien Le Ore.

 Coauteure de ce livre, Martine Bartolomei est journaliste, a collaboré notamment art Méridional, au Figaro Magazine, et à Elle. Martine Bartolomei a assuré la partie cuisine de cet ouvrage.

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Repartons en Asie, avec ce roman policier alléchant !

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Mort d’un cuisinier chinois

Dans la Cité Interdite, où le juge Ti réside attendant un poste au ministère de la Justice, un cuisinier, spécialiste des préparations végétariennes conformes au bouddhisme, a été retrouvé sans vie. La cause du décès inquiète le grand chambellan : l'homme a été empoisonné, à deux pas des cuisines impériales ! Si Ti ne résout pas l’énigme, les cent cuisiniers de la Cité risquent la décapitation pour crime de lèse-majesté.

Cette nouvelle enquête du juge Ti nous transporte dans la capitale des Tang, la plus grande ville du monde à l’époque, bâtie en damier autour d’une gigantesque Cité Interdite abritant les six ministères, le cœur palpitant de l’empire. Elle nous invite aussi à la découverte de la gastronomie chinoise médiévale dans les coulisses du service impérial

Une enquête intéressante et bien menée. Être cuisinier n'était pas de tout repos et ce métier était très complexe : il dépendait des croyances religieuses (un bouddhiste ne faisait pas de viande par exemple), des vertus médicinales en plus de la personnalité du chef. Certains plats étaient assez particuliers et donc pas du tout appétissants comme de l'ours, des insectes, le foie d'hirondelle, etc. De plus l'Empereur ne devait pas manger plus de 3 bouchées par plats... et oui manger c'est tout un rituel.

Les personnages sont toujours plaisants et attachants. Le juge est très doué dans ses investigations et a le don de nous captiver par ses mises en scènes théâtrales et déguisements de haut vol. La fin du roman est plaisante

Un bon livre qui se lit rapidement sans révélations inattendues, ni de grands rebondissements. L'aspect historique est vraiment soigné et reste très intéressant. Cette enquête permet de découvrir la cité Interdite et ainsi que le quotidien dans la capitale,

Editions Ponts, parution 13/11/2008, 7.20 euros

 

 

image.png.da7cb75a7c4e993da3be8cd631762d7b.pngL’auteur

Né en 1964, Frédéric Lenormand, auteur de romans historiques, est spécialiste du XVIIIe siècle, de la Révolution et de la Terreur. Il est notamment réputé pour ses séries L’Orphelin de la Bastille, Les Nouvelles Enquêtes du juge Ti et Voltaire mène l’enquête – dont le titre La Baronne meurt à cinq heures a reçu en 2011 le Prix Arsène Lupin et le Prix Historia du roman policier historique. 

Frédéric Lenormand est spécialiste du polar historique avec carrosses et robes à panier.
Quand il ajoute une pointe d’ironie philosophique, cela donne la série « Voltaire mène l’enquête ». Quand il s’intéresse aux palanquins et au thé vert, cela donne les Nouvelles Enquêtes du juge Ti.

Il a reçu le Prix Arsène Lupin du roman policier, le Prix de Montmorillon du roman historique et le Prix Historia du polar historique.

 

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Comme j'adore les romans policiers de tout genre, je vous en livre un autre, bien sympathique avec ses recettes de cuisine. Si après tout ça, vous ne trouvez pas des idées pour des cadeaux de fin d'année, je vous en mettrai d'autres à mon retour de voyage. Pour ma part, j'emmène un gros pavé pour les longues heures d'avion : La disparue de Colliton Park de Minette Walters. Le compte-rendu se fera à mon retour 😎

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Souper mortel aux étuves

Paris, 6 janvier 1393. Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans des étuves mal famées de la rue Tirechappe. Constance n'a alors qu'une seule idée : venger son mari. Elle se fait embaucher comme cuisinière par Isabelle la Maquerelle - la patronne des étuves. Elle doit affronter l'irascible Guillaume, - cuisinier à la cour du roi -, qui arrondit ses fins de mois aux étuves. Leurs joutes culinaires deviennent vite l'attraction majeure du quartier de la Grande Boucherie. A la cour de Charles VI, après le tragique épisode du Bal des Ardents, elle rencontre le célèbre cuisinier Taillevent, auteur du Viandier, - le premier best-seller gastronomique. Malgré les embûches, Constance mène l'enquête et utilise ses talents culinaires pour obtenir des informations.  C'est à Bruges, sur la piste des assassins de son mari, qu'elle rencontrera l'amour ! Mais pourra-t-elle échapper au piège mortel qui lui est tendu et confondre ses ennemis ? Souper mortel aux étuves plonge le lecteur au cœur du Paris du Moyen Age.

Le cuisinier amateur se réjouira des plats, sauces, épices qui scandent les chapitres de Souper mortel aux étuves. Petit plus, le roman est livré avec quelques recettes : civet de lièvre, soringue d’anguilles, darioles, lamproie à la sauge froide…

L’autre aspect du roman, c’est bien sûr l’intrigue policière. Constance va avoir fort à faire puisque son défunt mari enquêtait sur un trafic de fausse monnaie. Elle ira jusqu’à Bruges pour en découvrir les instigateurs, au risque de sa vie. Dès lors Constance apparait comme une femme forte et déterminée. Elle n’est cependant pas dénuée d’illusions et d’une certaine naïveté. Bien que mariée, elle ne connait rien à la sexualité. Elle découvre donc aux étuves un monde et des pratiques qui lui sont étrangers et qui la scandalisent. L’éducation culinaire se double alors d’une éducation voluptueuse à laquelle la jeune femme va prendre goût.

En conclusion ? Un roman qui se lit relativement vite, mais qui n'est pas si mal que cela. Si vous êtes fan de cuisine, de lecture arrosée d'un soupçon de policier, ce roman est fait pour vous !

Une évocation très vivante et colorée du moyen-âge, une action haletante et un style adapté. L'intrigue est simple mais bien menée. Les amateurs d'histoire et de cuisine vont se régaler !

Editions Le livre de Poche, 7.90 euros, parution 08/04/2009

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L’auteure

Michèle Barrière est née en 1953 à Nevers, où elle passe sa jeunesse dans une famille de "petite bourgeoisie provinciale".

Elle suit des études d'Histoire à Paris et commence à militer et travailler dans diverses associations environnementales, comme "Les Amis de la Terre". Elle partage un temps la vie de Brice Lalonde, porte-parole des écologistes et participe avec enthousiasme aux actions menées alors dans le milieu des années soixante-dix.

Déçue par le "mouvement des Verts", en 1984 elle intègre le "Comité International de liaison pour l'environnement" et part pour l'Afrique pour laquelle elle s'enflamme littéralement et va y consacrer son énergie d'écologiste convaincue. Elle continue son action en Asie, en Amérique latine, puis au bout d'une dizaine d'années repose ses valises en France.

Désormais, l'historienne se bat pour réhabiliter les produits du terroir oubliés, de toute nature : fruits, légumes, vins, animaux, volailles... ainsi que les techniques d'élevage et de culture originelles de tous ces produits. Elle écrit alors des rubriques dans le magazine "Régal ».

Elle a commencé en 2004 le récit de la dynastie Savoisy. Avec Le sang de l’Hermine en 2011 et De sang et d’or en 2012, débute une nouvelle saga, celle du maître d’hôtel de François 1er.

Ses polars historiques retracent l’histoire et l’évolution de la cuisine et des manières de table. Un cahier de recettes d’époque, facilement réalisables, accompagne chaque livre.

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Encore un autre, avant de décoller !

image.png.cbc6170c9b21b81c3d7789b9bbdf544d.pngCristal Noir

Enivrée par le Paris des années folles, Pearl prépare pour le compte d’un éditeur new-yorkais un ouvrage illustré consacré à la gastronomie française. Des Halles au somptueux cadre Art déco du Paquebot, le restaurant le plus en vue du moment, rien n’échappe à son regard de photographe. Pas même l’invisible mystère qui entoure le chef Charles-Henri Chelan, acclamé par ses clients, vénéré par sa brigade, et cependant insaisissable.

Piano de cuisson, accords, harmonies, tonalités : Charles-Henri cuisine comme on compose. Mais d’où vient cet étrange rapport à la beauté qui le contraint à dépasser ses propres exigences ?

Ensorcelée par cet homme, Pearl ne répond pas aux télégrammes de son père qui la pressent de rentrer aux Etats-Unis. C’est la fin de l’été 1929. Si la ville-lumière n’a jamais mieux porté son nom, l’obscurité n’est pas loin. Mais la passion créatrice, le souffle de Charles-Henri ne sont-ils pas, comme le pressent Pearl, des ferments de résistance face au désastre qui se dessine ?

La romancière aime à incarner l'art, à faire palpitant récit de la composition d'une œuvre, à traquer ce qui d'ordinaire se raconte si mal : le tortueux cheminement de la beauté. Et les sensations et émotions qu'elle provoque, chez le créateur comme chez ses amateurs. Michelle Tourneur a conté à merveille les tourments du peintre Eugène Delacroix (La Beauté m'assassine) ; elle dépeint aujourd'hui le Paris de 1929 à la veille de la crise de Wall Street, et de bien d'autres cauchemars encore, déjà palpables dans Cristal noir...

Michelle Tourneur sait aussi bien décrire les plats raffinés et déjà minimalistes de Charles-Henri, que les dérives intimes qui obligent à tous les exils dans une époque où s'annonce la déroute. Et les histoires d'amour non dites, interdites et sulfureuses ajoutent encore au goûteux maelström.

image.png.fa7d75bd63424fcdf124ed4e19c0dcf9.pngL’auteure

Michelle Tourneur est docteur ès lettres avec une thèse sur le romantisme, romancière et scénariste.
Elle a collaboré longtemps à France Culture et France Inter pour des œuvres de fiction, vingt-cinq dramatiques originales environ, ainsi qu’à Espace Deux (Radio suisse romande) pour des feuilletons commandés, dont la vie de Haendel, une vaste fresque de la vie musicale au dix-huitième siècle, avec vingt-cinq comédiens.
Pour la télévision et le cinéma, elle a écrit une dizaine de scenarii originaux avec dialogues et obtenu, en 1983, la mention spéciale de la Fondation de France pour la meilleure œuvre de télévision (adaptation et dialogues de « Mouettes sur la Saône »). La même année, elle remporte à Genève la Plume d’or de la ville de Genève pour la pièce de théâtre « La Burette ».
En 1989 est édité « La Grange à voile », un conte pour enfants.
En 1992, « La Soie », un roman.
En 1997, « À l’heure dite », un autre roman. Couronné par l’Association des Auteurs de Langue française, ce roman obtient en 1998 le Prix de Littérature des Alpes et du Jura. Il a été adapté au cinéma sous le titre « L’Idole »

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Toute la chimie qu’il faut savoir pour devenir un chef

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Vous voulez vous faire plaisir en cuisine et réussir ces plats que vous avez toujours ratés jusque-là ? Vous brûlez de comprendre les principes qui se cachent derrière vos recettes favorites ? C'est simple, comme les plus grands chefs, il vous faut savoir un peu de chimie ! Voici enfin le livre qui va vous initier à ses mystères : ¿ Quel est le secret d'une marinade réussie ? D'un glaçage à blanc ? D'une crème fouettée ? D'une gelée de fruits ? L’« œuf parfait », ça existe vraiment ? Comment rendre les légumineuses digestes ? Le tempérage du chocolat, c'est indispensable ?

Toutes ces questions, et bien d'autres encore, trouveront leur réponse dans 55 recettes, déclinées à travers 11 familles de produits - œufs, légumes, viandes, poissons, fruits, pâtisseries... Chaque famille est présentée par un chef étoilé, candidat Top Chef, Bocuse d'or, Meilleur ouvrier de France, etc. qui détaille sa façon de travailler le produit et donne toutes ses astuces - ainsi qu'une recette inédite... Non seulement vous ne raterez plus jamais votre sauce meurette, mais l'espuma, le foie gras cuit à basse température et la gelée de thym fumé seront désormais à votre portée !

Editions Flammarion, 03/05/2017, 25.00 euros

Quelques critiques :

«Quand chimie rime avec plaisir...»

CUISINE D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN

 

«À l'heure où le consommateur s'interroge sur la traçabilité des produits et est à la recherche des vrais goûts, ce bel ouvrage alliant la gastronomie à la science, arrive au bon moment pour éclairer les passionnés

À FOND LA SCIENCE

 

«Un bouquin de recettes pas comme les autres. […] Un concept assez original et un casting d'enfer.»

LA TRIBUNE DE GENÈVE

 

«Un ouvrage de cuisine inédit.»

LE CHEF.COM, LE MAGAZINE DES CHEFS DE CUISINE

 

«Le livre à dévorer!»

Madame Figaro.fr

 

«Pour briller en cuisine et à table!»

RÉGAL MAGAZINE

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Aujourd'hui, je vous propose un livre pour vos enfants ou petits-enfants. Il ya eu edux volumes? L'histoire a été reprise par le cinéma.

Charlie et la chocolaterie

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Charlie est un petit garçon qui vit avec son papa et sa maman, mais aussi avec ses quatre grands-parents. Tout ce monde est entassé dans deux pièces seulement car la famille de Charlie est très pauvre. Lorsque son papa perd son travail, la situation devient dramatique, ils meurent presque de faim. Mais dans la ville où ils demeurent, il y a une mystérieuse chocolaterie : nul n'y entre ni n'en sort jamais. Son propriétaire, Mr Wonka, lance un grand concours : les cinq gagnants pourront visiter l'usine et gagner des sucreries pour toute leur vie. Mais les enfants mal élevés doivent se méfier : ils seront punis par où ils auront péché ;

Extraits du livre

·         « Je, soussigné Willy Wonka, ai décidé de permettre à cinq enfants – cinq et pas plus, retenez-le bien – de visiter ma chocolaterie cette année. Ces cinq élus feront le tour de l’établissement, pilotés par moi-même, et seront initiés à tous ses secrets, à toute sa magie. Puis, en fin de tournée, tous auront droit à un cadeau spécial : il leur sera fait don d’une quantité de chocolats et de bonbons qui devra suffire jusqu’à la fin de leurs jours ! Enfants, cherchez bien vos tickets d’or ! Cinq tickets d’or ont été imprimés sur papier d’or, et ces cinq tickets d’or sont cachés dans le papier d’emballage ordinaire de cinq bâtons ordinaires de chocolat. Ces cinq bâtons seront trouvables n’importe où – dans n’importe quelle boutique de n’importe quelle rue, dans n’importe quelle ville de n’importe quel pays du monde – partout où sont vendues les confiseries Wonka. Et les cinq heureux gagnants de ces cinq tickets d’or seront les seuls à pouvoir visiter ma chocolaterie, eux seuls verront comment elle se présente maintenant à l’intérieur ! Bonne chance à tous et bon courage ! Signé Willy Wonka.

  [...] Oui, ils lisaient, ces chers enfants,

Des contes, des vers et des romans,

Oui, ils dévoraient par milliers

Les gros volumes familiers !

Des fées, des rois et des reines

Faisant la chasse à la baleine

Des sorcières et des dragons,

Des vaisseaux explorant les fonds

Des mers du Sud. Pirates, sauvages

Défilaient sur les rayonnages

Des cannibales en délire

Dansant autour d’une poêle à frire…

Oh ! Dieu ! Qu’il était beau le temps,

Le temps des livres passionnants !

Et c’est pourquoi nous vous prions

D’extirper vos télévisions

Pour les remplacer par des livres

Pleins de merveilles, de joie de vivre ! »

Editions Livre de poche, Folio Junior, 15 mars 2007, environ 7.00 euros

L’auteur

image.gif.fad82ca74c1676ce6b15a157ed33b0c2.gifRoald Dahl, d'origine norvégienne, est né au pays de Galles en 1916. Malgré la mort prématurée de son père et les mauvais souvenirs des pensionnats, il connaît une enfance heureuse et aisée. À dix-sept ans, rêvant d'aventure, il part pour Terre-Neuve, puis devient pilote de chasse dans la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale.

Encouragé par l'auteur C. S. Forrester, il se met à écrire des nouvelles pour adultes. C'est en 1961 qu'il se lance dans la littérature pour la jeunesse avec « James et la grosse pêche », imaginé pour ses cinq enfants, à qui il raconte chaque soir une nouvelle histoire. Il connaît son premier grand succès avec « Charlie et la chocolaterie » et, dès lors, ne cessera, jusqu'à sa mort en 1990, de signer des livres qui donnent envie de lire à des millions d'enfants. À ses yeux, le jeune lectorat est le public le plus exigeant. Il a d'ailleurs expliqué : « J’essaie d'écrire des histoires qui les saisissent à la gorge, des histoires qu'on ne peut pas lâcher. Car si un enfant apprend très jeune à aimer les livres, il a un immense avantage dans la vie. » Selon lui, il faut pour cela « avoir préservé deux caractéristiques fondamentales de ses huit ans : la curiosité et l’imagination ».

En 2005, la Grande-Bretagne lui a rendu hommage en inaugurant The Roald Dahl Museum et en instaurant une « journée Roald Dahl » le 13 septembre, jour de sa naissance. 2016 est l'année du centenaire de sa naissance et verra son célèbre roman « Le Bon Gros Géant » adapté au cinéma par Steven Spielberg.

 

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J'adore la cuisine indienne : ci-après un livre qui allie cusine et suspense :

Saveurs assassines

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Entre la miss Marple d'Agatha Christie et la Mma Ramotswe d'Alexander McCall Smith, Kalpana Swaminathan nous propose de découvrir la charmante miss Lalli, retraitée sexagénaire du service des homicides de la police de Bombay, dans cette première enquête sur fond de gastronomie indienne.

C'est un magnifique week-end gastronomique qui s'annonce dans la luxueuse villa de Bombay où quelques jet-setters en vue se sont retrouvés : un écrivain de best-sellers, un danseur, un mannequin, une féministe convaincue, un industriel amateur de chevaux, un médecin très médiatique, la très respectable miss Lalli et sa nièce. Un des convives ayant été retrouvé à l'état de cadavre, commence un véritable Cluedo gastronomique, et Lalli ne tarde pas à découvrir que les invités, sous des dehors très convenables, ont tous de sordides secrets à dissimuler.

Cette enquête policière passionnante, qui dévoile les multiples visages de la société indienne, est également l'occasion d'un appétissant voyage au pays des saveurs et de la cuisine de l'Inde. Elle nous invite surtout à faire connaissance avec cette fameuse miss Lalli, aussi distraite dans la vie que précise dans ses enquêtes.

Editions Cherche Midi, 7.60 €

 

L’auteure :Kalpana Swaminathan

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Chirurgienne de formation et de métier, la venue en littérature de Kalpana Swaminathan a ouvert la brèche du roman policier en Inde. Au fil des aventures de sa détective Miss Lalli, la native de Bombay use de sa plume vive pour brouiller les frontières entre fantaisie et réalité. Si le suspense n'est pas le seul credo de l'auteur indienne, puisqu'elle est également à l'origine de livres pour enfants et d'articles scientifiques en duo avec son compagnon Ishrad Syed sous le pseudo de Kalpish Ratna, c'est par le biais des déductions méticuleuses et gastronomiques de son enquêtrice retraitée que la France découvre début 2007 les ténèbres savamment distillées par Kalpana Swaminathan.

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